Übersetzernachlass in Straelen, Südwall 7

Les archives du traducteur dans sa maison à Straelen

The complete archives of a translator located in Straelen, Germany

Translation I Traduction Übersetzung

  • Tophoven

TRANSLATION
RECHERCHES

TRADUCTION
RECHERCHES SOLANGE NICOLE

TRANSLATION
STUDIES


Übersetzen

Beckett

Die Arbeit mit Beckett und seinem Werk war faszinierend, aber auch eine besondere Herausforderung, denn es galt, sich immer wieder zwischen zwei Sprachen, zwei Originalen zu bewegen.

Transparentes Übersetzen

Die Wortwahl entstammt der Formel "unter Glas übersetzen". Bei Elmar waren es die Gewächshäuser in Straelen, die "Unter Glas-Kultur", die ihn zu diesem Ausdruck anregte. Solange Arber schreibt z.Z; an einer Dissertation über das "transparente Übersetzen".

Traduire

Beckett 

Travailler avec Samuel Beckett et son oeuvre a été fascinant, mais cela a également constitué un défi, car de façon répétée, il s'agissait de prendre en compte deux langues, deux originaux.

Traduction transparente

La formule est une dérivation de l'expression : "unter Glas übersetzen", quelque chose comme traduire in vitro. Elmar se référait aux serres qui entourent le bourg de Straelen, Solange Arber travaille actuellement à une thèse sur la traduction transparente.

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Beckett

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Transparent translation

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Andere Zeiten

Ich berichte aus einer Zeit, als es noch keine Ü-Preise - außer Bayer. Akademie und A.für Spr.& D. gab, keine () Stipendien ... wie haben wir Übersetzer gelebt? Wovon? Auszeichnungen: ja. Titel: Chevalier de ..., Verdienstorden NRW, Verdienstkreuz,  keine Sicherheit, keine Rente (Einnahmen in D. zu gering,). Literaturpreise wirk(t) en sich nicht auf den deutschen Büchermarkt aus (Beispiel Conchon - Spanischer Bürgerkrieg).  

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Material

Entwurf für TV-Aufnahme 2005: "Becketts Texte kamen oft als Typoskripte in unsere Hand. Sie waren noch nicht publiziert. Anfangs zögerte der deutsche Verleger, später musste es schnell gehen, vor allem nach 1969, nach dem Nobelpreis.
Top begann: handschriftlich, Doppelbögen, liniertes Paris, breiter
Zwischenraum für Korrekturen. Verschiedene Stifte, Farbstifte, Durchsicht
mit Autor jeweils datiert. Joyce riet Stuart Gilbert (siehe Brief an Miss Weaver, 1928) zu einem Dreifarbenstift: eine Farbe für die Wörter und Sätze, die keine
Schwierigkeiten machen, die zweite Farbe für alle Stellen, die nach
mehrmaliger Lektüre oder nach Erinnerung an andere Stellen im Text klarer
wurden, die dritte für das Ungelöste, Unlösbare. Es zeigte sich, dass der
Prozentsatz für das Letztere gering war. - Elmar wusste nichts von diesem
Verfahren, verwandte aber drei Farben zur Unterscheidung lexikalischer,
syntaktischer und rhythmischer Probleme, beeindruckt von Claude Simons
Methode, sich mit Hilfe von Farbstiten in seinen labyrinthischen Sätzen
zurechtzufinden. 

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Zettelwirtschaft

Die Wahl zwischen mehreren Möglichkeiten, die Abstimmung der Möglichkeiten mit dem Textzusammenhang, dieser eigentliche Arbeitsprozess schlägt sich, gleich einem sich selber widersprechenden, sich immer wieder verbessernden Monolog auf den Zetteln des Übersetzers nieder.     Es ist klar, dass die meisten Lehren, die aus Arbeitsnotizen zu ziehen sind, sich mit den Erfahrungen Hunderter anderer Übersetzer decken. Bei Vergleichen solcher gesammelten Einsichten werden sich jedoch von den sprachspezifischen Konstanten die autorspezifischen Innovationen abheben.  Dabei wird deutlich werden, was man den einzelnen Autoren besonders verdankt, in vielen Fällen eine Befreiung von lästigen, einengenden Sprachgewohnheiten, denn jedes im wahren Sinne neue literarische Werk erfordert eine Umstellung auf ein ihm angemessenes Übersetzungsverfahren, dessen erarbeitete Prinzipien kurzsichtig als Berufsgeheimnisse gehütet oder aber, wie in anderen Disziplinen, zur Förderung der  Kunst vermittelt werden können. 

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Une autre époque

Je (Erika) parle d'une époque où il n'y avait pas encore de prix de la traduction, à l'exception de celui de l'académie bavaroise pour la langue et la littérature (Bayrische Akademie für Sprache und Dichtung), pas de bourses... de quoi les traducteurs vivaient-ils ? Il y avait déjà alors des distinctions : chevalier de l'ordre des arts et des lettres, Pour le mérite du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, Pour le mérite fédéral... pas de sécurité, pas de retraite (car les revenus étaient trop faibles en Allemagne). A noter qu'à l'époque, les prix littéraires n'avaient que peu d'effet sur le marché allemand, par exemple, le roman primé de Conchon sur la guerre d'Espagne ne s'est pas bien vendu en Allemagne.

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Matériel

Notes pour une émission télévisée en 2005 : "Les textes à traduire de Samuel Beckett nous parvenaient souvent sous forme de typoscripts, avant même leur publication. Durant les premières années, l'éditeur allemand tergiversait,maisplus tard, surtout après le prix Nobel en 1969, il s'agissait plutôt de faire vite. Top se mettait au travail : stylo plume, feuilles doubles à lignes espacées laissant beaucoup de place aux corrections, divers crayons et crayons de couleur ou feutres. Les réunions de travail avec l'auteur étaient datées. Dans une de ses lettres à Miss Weaver, datée de 1928, Joyce conseill à Stuart Gilbert d'utiliser un crayon à trois couleurs : une couleur pour les mots et phrases qui ne présentent pas de difficultés, une seconde couleur pour toutes celles qui se sont éclairées après des lectures répétées ou à la lumière d'autres passages du texte, et la troisième couleur enfin pour les passages sans solution. Il s'avérerait que les passages relevant de la troisième catégorie seraient au final pas très nombreux. Top ignorait ce procédé, mais il recourait de son côté à trois couleurs pour distinguer les problèmes lexicaux, syntaxiques et rythmiques, impressionné qu'il était par la méthode de Claude Simon, qui se servait de crayons de couleur pour s'y retrouver dans le dédale de ses phrases. .

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La traduction fichée

Le choix entre plusieurs possibilités de traduction, leur évaluation respective dans le contexte, c'est ce processus au coeur du travail des traducteurs qui se reflète sur les fiches des traduction, tel un monologue contradictoire qui se corrige sans cesse. Il va sans dire que la plupart des enseignements qui se dégagent des notes de traduction couvrent celles que peuvent faire des centaines d'autres traducteurs dans leur travail respectif. Cependant, la comparaison de différents ensembles de notes permettra sans doute de faire émerger, au travers des constantes linguistiques, les innovations spécifiques à différents auteurs. Cela va mettre en évidence l'apport spécifique de ces derniers, qui se résume souvent en la libération d'un ballast de convenances verbales, si tant est que chaque oeuvre littéraire véritablement novatrice requiert une évolution et une adaptation de la méthode de traduction, dont les principes élaborés ne seront scellés comme des secrets professionnels que dans une approche de courte vue, au lieu d'être bien plus tôt partagées au profit de l'art comme cela se pratique dans d'autres disciplines. 

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Different times

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Material

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Translation notes

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In memoriam Elmar Tophoven, par Antoine Berman

"Elmar Tophoven a d'abord été un grand traducteur: celui de Beckett, au premier chef, mais aussi celui du "nouveau roman" francais, Nathalie Sarraute, Claude Simon, Robbe-Grillet ... Il a également traduit des fraagments de Rabelais - admirablement - pour la Compagnie Renaud-Barrault. Cette incessante activité de traduction n'a cependant pas absorbé toutes ses énergies: il a fondé le "Collège européen des traducteurs" de Straelen, en Allemagne Fédérale, le premier de ces lieux de rencontre, d'études et de travail pour traducteurs littéraires qui depuis, à son active instigation, se sont multipliés en Europe. Elmar Tophoven est enfin, et peut-être surtout, le promoteur d'une manière nouvelle de pratiquer la traduction, à la fois plus rigoureuse, plus moderne et plus généreuse. Pas seulement parce qu'il a été le premier à percevoir les merveilleuses potentialités que l'informatique offrait aux  traducteurs littéraires.

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Mais parce qu'il a forgé le concept - et la pratique -de ce qu'il appelait la "traduction transparente". D'une traduction qui, réfléchissant constamment sur elle-même, enregistrant ses étapes, ses phases, ses processus, garde mémoire d'elle même, et peut, ainsi, à la fois promouvoir - pour la première fois également, un enseignement concret et systématique de la traduction littéraire. Au traducteur "traditionnel", solipsiste et intuitif, Tophoven oppose l'idéal (par lui déjà incarné) d'un traducteur "généreux", soucieux de transmettre son savoir, et systématique dans son agir. Ces idées ont eu un vaste écho dans le monde de la traduction, et elles vont peu à peu - telle est leur force agissante - le révolutionner. Tout cela n'a pas été sans soulever maintes oppositions et maints conflits, mais l'esprit du travail de Tophoven a d'ores et déjà commencé à transformer et les méthodes et l'esprit même de la traduction littéraire".

Antoine Berman (1942-1991) est l'auteur de "L'Épreuve de l'étranger" et de nombreux articles fondateurs d'une traductologie francaise moderne. Cet hommage est paru dans le volume 2, n°1 de la revue canadienne TTR (Traduction, Terminologie, Rédaction). Fondée à l'Université du Québec à Trois-Rivières en 1987 par Jean-Marc Gouanvic et Robert Larose, TTR est devenue la revue de l'ACT-Association canadienne de traductologie en 1988. Les langues de publication sont le français et l'anglais. Le volume 2 était intitulé Carrefours de la traduction, sous la direction d’Annie Brisset. A noter que le volume 14, n°2 de TTR, datant du second semestre 2001, était dédié à Antoine Berman, intitulé Antoine Berman aujourd’hui, Antoine Berman for our time, sous la direction de Alexis Nouss.

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